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les brèves

Les fournisseurs alternatifs gagnent du terrain

Ajouté le 14/03/2014 - Auteur : jazz
L'ouverture à la concurrence dans le secteur de l'énergie en France officiellement instaurée le 1er juillet 2007, commence enfin à porter ses fruits !

Pour l’année 2013, les fournisseurs historiques EDF et GDF Suez ont perdu respectivement 355.000 et 262.000 clients, selon l'observatoire des marchés de l'énergie publié hier par la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

Les fournisseurs alternatifs, assurent 18 % de la consommation d'électricité contre 16 % en 2012 et 39 % de celle de gaz pour 2013 (EDF étant le premier fournisseur alternatif de gaz) au 31 décembre 2013, contre 33 % à la fin d’année 2012.


Suite à l'annonce en juillet 2013 d'une forte augmentation des tarifs réglementés de l’électricité (+ 5 % au 1er août 2013 et + 5 % à venir au 1er août 2014), l'ouverture au marché alternatif s'est activée en fin d'année. Les fournisseurs alternatifs en ont profité pour promouvoir leurs propres offres à des avantages intéressants, ou à prix fixes.

La CRE compte 14 fournisseurs alternatifs d’électricité en fin d’année 2013 et note que l'offre de marché la moins chère est à Paris, inférieure de 4 % du tarif réglementé.

Ceci dit, 91 % des consommateurs n’ont toujours pas changé de fournisseur ! Ignorent-ils que c’est possible ?




L'ouverture au marché du gaz est plus ancienne et le rythme de passage aux offres de marché est resté maintenu, note la CRE. En fin d'année, les fournisseurs alternatifs gaz étaient 17 et ont continué de proposer des offres intéressantes par rapport au tarif réglementé.

D’ailleurs, l'UFC-Que Choisir, (association des consommateurs) avait lancé mi-octobre 2013 une campagne "Gaz moins cher ensemble" ou seul l'opérateur belge Lampiris avait répondu.

Une opération qui avait pour but de dynamiser la concurrence et sur les 140.000 personnes qui se sont préinscrites, 70.000 ont finalement choisi de changer d'opérateur.

L'opérateur historique GDF Suez a lui aussi choisi de proposer, des offres de marché, pour ses clients qui ne veulent pas rester au tarif réglementé et plus d'un million de particuliers ont choisi ces abonnements.

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Mc Phy va transformer l'électricité en hydrogène

Ajouté le 13/03/2014 - Auteur : jazz
Mc Phy Energy a réussi avec succès le projet de stocker de l'électricité qui provient par les énergies renouvelables.

A cette effet, l'entreprise française composée de 80 salariés, spécialisée dans des solutions hydrogène destinées au stockage d'énergie et aux applications industrielles, annonçait au début du mois de mars, la conclusion d'un partenariat exclusif avec la société 'Electro Power Systems' (EPS).

EPS est une société technologique innovante, leader du marché des systèmes avec piles à hydrogène destinées aux applications stationnaires (opérateurs de téléphonie, centres de données...).


Au terme de ce partenariat, McPhy Energy devient le fabricant exclusif du nouveau générateur d'hydrogène par électrolyse, qui a pour but de transformer en électricité l'hydrogène emmagasiné dans ses solutions de stockage.

Par ailleurs, McPhy Energy fera aussi la promotion dans le monde entier, pour sa solution à pile à combustible auto-rechargeable ElectroSelf.

Aujourd’hui, les éoliennes et les panneaux photovoltaïques produisent de plus en plus d'électricité, jusqu’à ce que parfois l'offre dépasse la demande. Arrêter une éolienne et de la redémarrer, coûte très cher, il est donc préférable de perdre cette électricité puisqu'on ne sait pas comment faire pour la stocker.




C’est pourquoi, l'entreprise française Mc Phy Energy, a trouvé comment mettre fin à ce gaspillage d'énergie avec cette technique, qui lui permet de transformer l'électricité en hydrogène solide pour la placer ensuite dans des containers.

Produit à partir d'énergie renouvelable, cet hydrogène a la particularité d'être propre, alors que d'habitude il provient des énergies fossiles.

Cet Hydrogène peut ensuite être utilisé dans l'industrie, ou être injecté dans le réseau de gaz naturel à hauteur de 6%, ce qui permet de réduire les émissions de CO2.

Cette énergie est utilisable dans les véhicules à hydrogène, encore interdit en France pour l'instant. Dans certains pays, comme l’Allemagne, la Corée ou les États-Unis, on trouve des bornes de rechargement. La voiture est ainsi 100 % propre et a une autonomie de 600 kilomètres.

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Gaz de schiste : Victoire des écologistes !

Ajouté le 12/03/2014 - Auteur : jazz
Les écologistes ont remporté une victoire judiciaire mercredi avec l’interdiction d’un forage d’exploration pétrolière du groupe méricain Hess Oil, à Nonville (Seine-et-Marne).

Une décision présentée comme une première en France par les opposants aux gaz et pétrole de schiste. Les écologistes soupçonnaient Hess Oil, très investi dans les hydrocarbures non conventionnels de viser du pétrole de schiste.

Hors la seule technique disponible pour extraire ce type de pétrole étant la fracturation hydraulique, interdite en France.


L'avocat de la commune, Me Arnaud Gossement déclare que la décision du tribunal revient à « annuler totalement l'autorisation de forage » obtenue par le groupe américain Hess Oil. Le jugement sera signé et notifié dans l'après-midi aux parties » qui en connaîtront alors les détails.

Le site de Nonville fait partie du permis de Nemours, un de ceux dont la «mutation» (acquisition par Hess Oil auprès de leur ancien propriétaire) a été bloquée fin novembre par le ministre de l’Ecologie, Philippe Martin.

Concrètement, le pétrolier américain n’a plus le droit en l’état de forer dans cette commune, à 70 kilomètres au sud-est de Paris.

La fracturation hydraulique est formellement interdite en France depuis la loi Jacob votée en 2011, le gouvernement jugeant cette technique polluante pour l’environnement.




Hess Oil disposait pourtant d'un permis et s’était défendu à l’audience de tout recours à la fracturation hydraulique en France, assurant s’en tenir à des forages verticaux conventionnels, pour y rechercher des hydrocarbures non exploités.

Le groupe Hess, qui possède en tout neuf permis miniers dans le bassin parisien, avait déjà procédé en 2013, à un forage contesté à Jouarre (Seine-et-Marne), sans fracturation hydraulique mais en creusant jusqu'à 2 918 mètres sous terre et a aussi foré à Chartronges (Seine-et-Marne) et Huiron (Marne).

Malgré ce rejet de mutation du permis, Hess soutenait que l’autorisation du forage, accordée en août 2012, était toujours valable.

La réglementation française autour des forages a été durcie depuis le cas de Nonville. Une circulraire de septembre 2012 stipule que si les travaux «laissent apparaître que l’objectif réellement visé concerne des roches-mères», les permis devaient être annulés.

De plus, depuis février 2014, un décret soumet les forages pétrogaziers au régime de l’autorisation, et non plus de la simple déclaration.

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La Smart Energy Boxes encore peu connue

Ajouté le 11/03/2014 - Auteur : jazz
Le marché français des Box de gestion intelligente de l’énergie (Smart Energy Boxes) reste encore à l’état embryonnaire. En 2013, on ne comptabilisait que quelques milliers d’usagers.

Le système des Smart Energy Boxes est simple d’utilisation, relié à l’internet par une boxe, il se compose de multiples petits appareils répartis dans la maison (capteurs, prises connectées, robinets pour radiateurs, etc.) qui communiquent sans fil avec un boîtier central, indépendant du compteur d’électricité.

Ainsi, l’utilisateur pilote à distance ces appareils et donc gère sa consommation d’énergie.


Très peu connus, ces nouveaux dispositifs ne font pas encore partie des habitudes du consommateur qui restent septiques sur les économies réalisables.

Ces Smart Energy Boxes, selon, Romain Petit, Responsable de missions de l’équipe Energie Environnement d’Alcimed, permettraient des perspectives d’économie entre 38 € et 50 € par an pour un investissement de 200 à 300 €. Au prix de cette boxe s’ajoute un abonnement potentiel a minima 50 € par an, ce qui revient à son équivalent économisé.

L’investissement reste donc trop lourd pour des foyers où l’électricité n’est pas la première dépense. Ceci dit, la situation est différente pour les foyers (30%) chauffés par des radiateurs électriques, dont la facture moyenne dépasse les 1000 €.




L’économie alors réalisée, serait de plus de 100 € à l’année et le retour sur investissement serait ramené à 2 ou 3 ans pour une boxe à vocation domotique » et « immédiat pour les box à vocation énergétique », d’après Romain Petit.

D’ici 2020, la demande en box énergétiques devrait être sollicitée par l’augmentation prévue des tarifs de l’électricité.

De nombreux acteurs se lancent dans le marché de la domotique et de la gestion intelligente de l’énergie, dont Butagaz avec sa Butabox , Electrabel avec sa Smart Energy Box, la ZenBox de GDF Suez, etc…

Ces boxes proposent principalement des fonctionnalités de gestion active de l’énergie pour réduire sa facture. Elles permettent le suivi en temps réel de la consommation en énergie et la gestion des appareils électriques à distance via une interface web et des applications pour tablettes et smartphones.

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Factures d’électricité impayées :Conséquences ?

Ajouté le 10/03/2014 - Auteur : jazz
Le 16 mars, sera la date butoir de la trêve hivernale. C’est le premier hiver que les coupures énergétiques ont été interrompues en même temps que les expulsions locatives, le 1er novembre, depuis l'adoption de la loi Brottes en avril 2013.

D’après une étude publiée en octobre 2013, un tiers des Français peinent à payer leurs factures d'énergétique craignant tout de même d’être coupé.

En 2012, près de 580 000 foyers ont ainsi été privés d'électricité ou de gaz pour impayés.

Le fournisseur doit respecter un délai avant la coupure, particulièrement pour les plus démunis.


Toute facture d'énergie doit être payée dans les quatorze jours suivant son émission ou la date limite de paiement. Si ce délai n’est pas respecté, le fournisseur (EDF, GDF Suez, Veolia, etc.) envoie un premier rappel reportant le délai de quinze jours pour le paiement de la facture afin d’éviter une coupure.

Selon la situation plus ou moins précaire des consommateurs, bénéficiaires d'un tarif social (tarif de première nécessité pour l'électricité ou tarif spécial de solidarité pour le gaz naturel), ce premier report est de quinze à trente jours.




Au terme de ces délais, le fournisseur est en droit de procéder à la réduction de capacité électrique ou à la coupure, en ayant informé le client vingt jours à l'avance dans un deuxième rappel.

Le fournisseur se doit d’informer son client, qu'il a la possibilité de déposer aux services sociaux une demande d’aide auprès du fonds de solidarité pour le logement.

De cette manière le dépôt d'un dossier auprès du FSL bloque le dossier « impayés », et donc la coupure. Cependant, si au bout de deux mois aucune décision d'aide n'est prise, le fournisseur peut procéder à la coupure ou à la réduction, en ayant avertit son client par courrier au minimum vingt jours à l'avance.

Selon Jean Gaubert, médiateur national de l'énergie, la loi Brottes consacre un « droit minimum à l'énergie », en ayant instauré une trêve hivernale énergétique semblable à celle des expulsions locatives.

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EDF ferme sa centrale au fioul un temps…

Ajouté le 07/03/2014 - Auteur : jazz
L’électricien français, EDF, a programmé, pour 6 mois, dès le mois d'avril, l’arrêt de la production de ses trois centrales au fioul françaises, dont celle d'Aramon dans le Gard, effet direct de la concurrence d’un charbon bon marché et d’une surcapacité électrique en Europe.

La capacité électrique des centrales au fioul d’Edf comprend trois centrales thermiques pour un total de 5200 mégawatt, localisé à Porcheville (scindé en quatre tranches de 600MW), Cordemais (deux tranches de 600MW) et Aramon (deux tranches de 700MW).


Confirmer par la direction d’EDF, et repris par le journal Les Echos, l’instauration d’un plan d’arrêt long d’été, d’avril à octobre, sera mis en vigueur pour garantir la compétitivité des centrales au fioul.

Par ailleurs, son porte parole a précisé que cette décision n’anticipe en rien la fermeture de ce parc, prévue pour 2023.

On constate, depuis plusieurs années, une surcapacité électrique des moyens de production au niveau européen. Le climat économique morose, la concurrence accrue de l'électricité d'origine renouvelable et le charbon bon marché en provenance des Etats Unis, sont en cause.

Les centrales à fioul sont prévues pour faire face aux hausses de consommation électrique lors d’un hiver rigoureux. La douceur de cet hiver a réduit la nécessité de recourir à ces centrales.




Habituellement, la fermeture estivale était programmée pour ces centrales, mais la situation actuelle envisage un "arrêt garanti" : Avant, elles servaient occasionnellement en cas de pic de consommation, ce scénario est peu envisageable selon les dires de la porte parole.

La sécurité d'approvisionnement du pays n’est pas à remettre en question par l’arrêt long d’été de ces centrales selon le gestionnaire du réseau électrique français RTE.

Ces équipements ont fait l’objet d’une utilisation restreinte en 2013 (pour un total de 300 heures) et hors service depuis le début 2014.

Selon le journal Les Echos, les économies engendrées par la fermeture des ces installations seront de l’ordre de 13 millions d’euros par ans d’ici 2016. « No Comment » de l’énergéticien !

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France : Energie solaire en recul

Ajouté le 06/03/2014 - Auteur : jazz
Partout dans le monde, l’énergie solaire est en plein essor, alors qu’en France, depuis que l’état a coupé les aides, les raccordements d'éoliennes ont chuté de 30% en 2013 et ceux des panneaux photovoltaïques de 45%.

Au quatrième trimestre, le niveau des raccordements s’avère légèrement en dessous de celui constaté au trimestre précédent 143 MW contre 194, tout comme le dernier trimestre 2012.

Dans le parc éolien, les nouvelles capacités raccordées depuis le début de l’année 2013 s’établissent à 535 MW par rapport aux 815 MW raccordés en 2012.


Au 31 décembre 2013, le parc installé a atteint 8163 MW, à ce rythme, l'objectif du gouvernement d'atteindre 23 % d'énergies renouvelables en 2020 (19.000 MW) reculera en 2034.

La raison est qu’en France, le prix de l’électricité n'est pas cher grâce au nucléaire, comparé aux prix dans la plupart des pays du monde et pour inciter les entreprises et les particuliers à installer des panneaux, des subventions étaient accordées.

L'année dernière, le gouvernement avait créé un bonus pour les gens qui installaient des panneaux fabriqués en Europe, afin de freiner le marché Chinois, mais malheureusement ce bonus va être supprimé.

EDF rachetait l'électricité à très bon prix mais depuis 2011, le cadre juridique change tout le temps et les aides ne cessent de baisser tous les trois mois.




Contrairement à l’Allemagne où le kilowatt/heure coûte 70% plus cher que chez nous, donc l'énergie solaire est compétitive.

En Allemagne, l’installation des panneaux solaires est rapidement amortie car cela coûte moins cher de produire son électricité que de l'acheter à un fournisseur.

En France, le développement de cette énergie va repartir forcément un jour, car le prix de l’électricité va encore d’augmenter et les coûts de production des panneaux, qui ont déjà été divisés par cinq, vont encore à baisser.

L’énergie solaire ne sera compétitive que dans trois ans selon les professionnels. Elle se développera, mais pas forcément avec des entreprises françaises.

Il ne reste que sept fabricants de panneaux, 17 000 ont disparu, sur les 25.000 que le secteur avait créés.

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Electricité : Consommation nocturne

Ajouté le 05/03/2014 - Auteur : jazz
Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), un foyer composé de deux adultes et deux enfants consomme en moyenne 2 700 kW/an d’électricité, hors chauffage et eau chaude.

Cependant ces 2 pôles constituent la majorité de la consommation d’énergie la nuit.

La température idéale d’une chambre est entre 16 et 17°C mais une partie des français estime que le thermomètre doit afficher plus de 19°C.

Pourtant un degré en moins permet une économie de 7% d’énergie pour un poste énergétique représentant 61% de la consommation globale d’énergie.


Ces habitudes de consommation arrangent bien les producteurs d’électricité notamment EDF, qui ne peuvent pas « éteindre leur centrale nucléaire » et qui pendant longtemps ont basé leur stratégie sur le « tout électrique » avec le barème heures creuses qui pénalise les ménages.

Tous les appareils électriques continuent à consommer de l’électricité tant qu’ils restent branchés. C’est ce qu’on appelle les « veilles cachées ». Selon l’entreprise Legrand, ces veilles représentent entre 7% et 18% de votre consommation électrique soit une augmentation de 30% ces dix dernières années.

Dans les foyers français, on a dénombré entre 15 et 50 équipements électriques dotés de veille, représentant plus de 25% de la consommation nocturne d’électricité.




Le cabinet Powermetrix, évalue pour sa part la consommation de veille pour l’ensemble des foyers français, à une consommation annuelle de 2 300 mégawatts, l’équivalent de la production de deux réacteurs nucléaires, pour un coût de 2 milliards d’euros gaspillés...

Une directive européenne de 2011 limitant la puissance en veille à 0,5 W a freiné ce gaspillage incitant les producteurs de cafetière à revoir leur technologie moins énergivores.

Pour autant, les ménages ne vont pas renouveler tous leurs appareils électriques, entraînant la hausse du nombre de déchets électroniques difficilement recyclable.

Cette nouvelle directive montre déjà ces limites par la multiplication d’appareils connectés à Internet, eux même énergivores.

D’ici 2020, ces nouveaux modes de veille représenteront autant que les besoins résidentiels d’électricité de toute l’Europe de l’Est selon de la Commission européenne.

La seule solution : investir dans des multiprises à interrupteur !

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Gaz : La France échappera à la crise Ukrainienne

Ajouté le 04/03/2014 - Auteur : jazz
Alors que les tensions entre l'Ukraine et la Russie sont maximales, quels sont les enjeux gaziers pour l'Europe et la Russie dans la crise ukrainienne ?

Il y a quelques années encore 90% des exportations de gaz russes vers l'Europe passaient par l'Ukraine, mais aujourd’hui le niveau est d'environ 60 %.

Les pays de l'Ouest de l'Europe qui ont recours au gaz Russe sont, la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne, le Royaume-Uni, la France et l'Italie.

Ce sont les gros fournisseurs d'énergie comme GDF Suez en France, ou ENI en Italie.


Les pays de l’est comme l’Allemagne, l’Autriche et la Pologne sont plus dépendants, ils n’ont recours presque qu'au gaz russe, pour des questions de proximité géographique évidentes avec la Russie.

La Russie, elle aussi est dépendante de l'Europe, car une grande partie de ses recettes proviennent de ces livraisons. Poutine ne peut donc pas se passer de bonnes relations politiques et économiques avec les pays d'Europe, car il ne tiendrait pas sans ces rentrées fiscales.

Par exemple, l’Allemagne est le plus gros consommateur de gaz en Europe et le premier client de la Russie, avec 39 % d’importation de gaz en 2013.




Tandis que la France qui avait été échaudée par la crise de gaz en 2006, a préféré diminuer sa dépendance au gaz Russe de moitié, en important que 14 %, préférant plutôt des fournisseurs comme la Norvège, les Pays-Bas et l'Algérie.

La France a suffisamment diversifié ses sources d'approvisionnement pour affronter une nouvelle crise de gaz et pratique également le stockage d'énergie et la méthanisation pour se prévenir de toute pénurie.

Le 2 mars, les stocks de gaz étaient pleins à 35% selon les données de Gas Infrastructure Europe, leur plus haut niveau depuis 2008 à cette époque, contre 18% l'année dernière.

GRTGaz, filiale de GDF Suez, avait sonné l'alarme à la fin de l'été dernier sur ses niveaux de stocks très bas, mais la France qui connaît son troisième hiver le plus doux depuis 1900 a éloigné les menaces de pénurie et sera donc épargnée d’une éventuelle nouvelle crise.

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La CRE de la concurrence veut ouvrir l'énergie

Ajouté le 03/03/2014 - Auteur : jazz
L'ouverture du marché du gaz et de l'électricité fêtera ses dix ans en juillet prochain et les derniers chiffres de la Commission de régulation de l'énergie montrent une légère amélioration de la concurrence face à EDF.

Une décennie, la durée est significative mais les derniers résultats de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) montrent une timide progression de la concurrence.

Dans l'électricité surtout, pas moins de 92 % des sites sont encore aux tarifs réglementés d'EDF.


Bruno Lasserre, le président de l'Autorité de la concurrence reconnaît que le bilan est mitigé et le fonctionnement imparfait. L'innovation est plus longue à se mettre en place dans l'énergie, elle se vérifie surtout dans le contenu des offres marketing.

L'Autorité se mobilise d'autant plus que les dépenses d'énergie ont augmenté considérablement ces dernières années et pèsent de plus en plus lourdes dans le budget des ménages, à hauteur de 8 % pour un montant moyen de 3 00 euros.

Selon Bruno Lasserre, chez les particuliers, seulement 13 % ont quitté GDF Suez tandis que 8 % se sont tournés vers les concurrents d'EDF.

Les professionnels seraient mieux informés, puisque 45 % on passé le cap et ne dépendent plus du fournisseur historique.

Pour Bruno Lasserre, les nouveaux entrants, doivent pouvoir développer leurs propres moyens de production, sinon il sera impossible d’encourager la concurrence.




L'Autorité considère ainsi l'ouverture des concessions hydroélectriques annoncée en 2010, mais toujours différée, comme un test et si ils sont retenus, les rivaux d'EDF et GDF Suez disposeront d'un véritable outil, pour répondre aux variations brutales de la consommation.

Pour le nucléaire, c’est la chasse gardée d'EDF, en vertu de la loi Nome, le fournisseur historique a l'obligation de vendre à ses concurrents des volumes d'électricité nucléaire pendant une dizaine d'années.

Selon le CRE, cet accès est indispensable pour pouvoir proposer des prix attractifs, tandis qu'une formule tarifaire, fixée par les pouvoirs publics, est en gestation.

L'Autorité juge important que cette formule soit conçue de manière que le prix payé par les concurrents à EDF, couvre les investissements à réaliser.

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