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les brèves

Environ 4% d’autoconsommation d’ici 2030

Ajouté le 18/09/2017 - Auteur : jazz

Selon la dernière projection de RTE (gestionnaire du réseau de transport d'électricité) en France, environ 4 millions de logements particuliers pourraient produire et consommer leur propre électricité en 2030.


Lors d'une réunion consacrée mardi dernier à ce sujet, Xavier Piechaczyk (membre du directoire de RTE) a affirmé que pour ces foyers, "installer des panneaux photovoltaïques sur son toit pour autoconsommer" leur électricité "sera rentable.

Une économie de 100 euros par an par foyers concernés

Ce phénomène qui aujourd'hui, concerne seulement 30.000 consommateurs (particuliers ou entreprises), ce qui ne représente que 0,4% de la consommation française de courant, suscite tout de même, un engouement particulier.

Selon la projection de RTE, environ 4 millions de logements particuliers pourraient produire et consommer leur propre électricité en 2030.

Ce qui représenterait une production annuelle comprise entre 9 et 20 terawattheures, soit au maximum environ 4% de la consommation électrique française et cela permettrait aux foyers concernés de réaliser une économie moyenne de 100 euros par an sur leur facture d'énergie, a indiqué M. Piechaczyk.



Si c'est un « bon » point pour les consommateurs, "ce n'est pas neutre" pour le système électrique, a toutefois souligné M. Piechaczyk, notamment pour les gestionnaires du réseau qui sont rémunérés selon la quantité d’électricité qu'ils transportent.

Le gendarme du secteur et le gouvernement étudient d'ailleurs actuellement sur les différents moyens d'accompagner l'autoconsommation.

Le président de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), Jean-François Carenco, a indiqué mardi dernier, lors du colloque, que l'institution rendrait avant la fin janvier 2018 sa décision sur le tarif de rémunération du réseau électrique pour les projets d'autoconsommation.

Pour sa part, le gouvernement est "en réflexion" pour prolonger une exonération de taxe pour l'autoconsommation, a déclaré Michèle Pappalardo, directrice de cabinet du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.

En parallèle, le gouvernement va augmenter les volumes prévus d'appels d'offres concernant l'autoconsommation à partir de 2018, a-t-elle ajouté.

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Centrale placée sous "surveillance renforcée"

Ajouté le 14/09/2017 - Auteur : jazz

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) met la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) et ses deux réacteurs "sous surveillance renforcée".

Cette procédure exceptionnelle fait suite à un constat de "dégradation du niveau de sûreté" depuis 2016 sur ce site, et de l'absence d'améliorations notables de la part d'EDF à ce jour.


Dans le communiqué, l'ASN explique avoir été alertée par une hausse du nombre « d'incidents significatifs » enregistrés sur le site en 2016 et « des carences » d'EDF dans la surveillance et l'entretien des installations.

Cette mise sous surveillance renforcée, une procédure exceptionnelle qui n'a touché que deux autres centrales précédemment, se traduira par des contrôles supplémentaires sur le site et "une attention particulière" aux mesures que prendra EDF.



Une inspection de contrôle sera menée en 2018

Le gendarme du nucléaire dit avoir relevé en 2016 "plusieurs défaillances de l'exploitant (EDF) dans l'identification et l'analyse des conséquences des anomalies affectant certains équipements importants pour la sûreté".

À cela s'ajoute "une dégradation dans la qualité des réponses qui lui sont fournies, ainsi qu'une réactivité insuffisante de l'exploitant", selon elle.

Après ces observations, l'ASN a mené une inspection "renforcée" sur le site en avril 2017 qui a révélé "des carences" d'EDF "dans la mise en oeuvre" de son organisation "pour la surveillance et l'entretien des installations".

Une inspection de contrôle sera menée en 2018 par l'ASN dans cette centrale nucléaire qui comprend deux réacteurs de 1.300 mégawatts chacun.

Deux centrales nucléaires déjà placées sous surveillance

Deux centrales ont déjà été mises sous surveillance renforcée par le passé, relève l'ASN, en particulier celle de Chinon entre 2013 et 2015 et celle de Dampierre en 2000.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » a rappelé mercredi qu'il avait déposé une plainte contre EDF en 2015 pour des infractions constatées en 2014 dans la centrale de Belleville.

EDF a dit "prendre acte" de cette décision, ajoutant que "tous les points soulevés ont fait l'objet d'actions correctives".

Le groupe "a proposé un plan d'action au mois d'avril qui a été accepté" et est en sur le point d'être mis en place.

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Tarifs d'Engie : L'Autorité clôt la procédure

Ajouté le 13/09/2017 - Auteur : jazz

L'Autorité de la concurrence s’est prononcée jeudi 7 septembre sur les engagements pris par Engie (ex Gdf-Suez) concernant ses tarifs appliqués sur le marché français de l'électricité et du gaz.


En réponse aux problèmes de concurrence soulevés par Direct Energie, lequel affirmait qu'Engie pratiquait des prix anormalement bas, l'Autorité de la concurrence a rendu son verdict jeudi dernier sur les tarifs appliqués sur le marché français de l'électricité et du gaz appliqués par l’ex Gdf-Suez et estime qu’ils reflètent bien les coûts encourus par l'entreprise.

En mai 2016, l'Autorité avait imposé en urgence à ENGIE de respecter différentes mesures afin que les prix de ces offres reflètent mieux la réalité de ses coûts en attendant une décision au fond.

Dans le cadre de l'instruction au fond, l'Autorité a considéré "qu'il n'était pas exclu que les prix de nombreuses offres, tant pour les particuliers que les entreprises, ne permettent pas à Engie, en position dominante sur le secteur, de couvrir les coûts de l'entreprise".

"Les éléments au dossier montrent en outre qu'Engie ne déterminait pas de manière fiable ses coûts, et donc ses prix, et n'assurait pas non plus de suivi fiable de la profitabilité de ses offres", a ajouté l'Autorité de la concurrence dans un communiqué.



En réponse, ENGIE a sollicité le recours à la procédure d'engagements, proposant à l'Autorité des mesures visant à répondre aux problèmes de concurrence identifiés.

Après consultation du marché et plusieurs amendements apportés, l'Autorité a accepté ces engagements, jugeant que les mesures proposées par le fournisseur permettraient "de déterminer et de vérifier la profitabilité de ses offres de marché, en partant d'une structure de coûts pertinente et vérifiable", dans le respect du droit de la concurrence.

"Considérant que ces engagements répondent aux problèmes de concurrence identifiés en permettant un meilleur fonctionnement de la concurrence sur les marchés de la fourniture de gaz au détail et de la fourniture de services de comptage de consommation individuelle de gaz collectif, l'Autorité les rend obligatoires et clôt la procédure ouverte devant elle".

Un mandataire indépendant sera chargé de veiller au respect de ces engagements et rendra compte à l'Autorité.

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Gaz : Le gouvernement veut réguler le stockage

Ajouté le 11/09/2017 - Auteur : jazz

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot a inscrit dans son projet de loi sur la fin des hydrocarbures une réforme du stockage souterrain de gaz.


Désormais, les fournisseurs (ENGIE (ex Gdf-Suez), EDF, Direct Energie, ENI...) sont tenus d‘acheter des espaces de stockage aux deux acteurs du marché, Storengy (Engie) et TIGF, qui en fixent librement les prix.

Or les fournisseurs rechignent à payer pour stocker du gaz durant des mois, vu les faibles écarts de prix sur les marchés entre l'été et l'hiver.

Bilan : les stockages ne se remplissent pas suffisamment, au risque d'une pénurie en cas d'hiver très froid.



Réforme en vue

Pour sortir d'un dispositif critiqué par les fournisseurs, le gouvernement prévoit une réforme par ordonnance pour assurer la sécurité d'approvisionnement de la France en gaz.

Les fournisseurs de gaz n'auraient plus d'obligation de stockage : les capacités disponibles de stockage de Storengy et de TIGF seraient mises aux enchères, chaque début d’année.

Le stockage restant serait rémunéré à un tarif fixé par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) et serait intégré au tarif de transport du gaz, financé sur la facture de tous les usagers.

Si le Conseil d'Etat approuve le projet du gouvernement, il restera à en préciser les modalités.

« Nous ne nous opposons pas à un mode régulé mais nous devons préserver notre modèle économique, et nous ne ferons la commercialisation au printemps prochain que si le cadre juridique est fixé », prévient Dominique Mockly, directeur général de TIGF.

Un calendrier « très ambitieux », selon la CRE.

Tandis que les entreprises fortement consommatrices de gaz veilleront au coût du transport, le 3ème fournisseur d’énergie Direct Energie juge déjà la réforme trop parcellaire.

« Le sujet de la sécurité d'approvisionnement devra être traité plus globalement, en incluant les interconnexions entre pays et les terminaux méthaniers », souligne Fabien Choné, son directeur général délégué.

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Électricité : La péréquation tarifaire

Ajouté le 07/09/2017 - Auteur : jazz

Le principe de solidarité nationale, appelé « péréquation » permet à tous les consommateurs français de payer le kWh d’électricité au même prix.


Concrètement, sur le territoire français, deux consommateurs d’électricité (avec le même profil de consommation) ayant souscrit une même offre auprès d’un fournisseur disposent du même tarif, quelle que soit leur localisation géographique dans l’hexagone (métropole continentale, Corse ou outre-mer).

La péréquation tarifaire

Le principe de solidarité nationale, dit de « péréquation », est un sujet souvent débattu car il ne reflète pas les coûts réels associés à la fourniture d’électricité.

Dans la dernière publication de l’Observatoire de l’industrie électrique publiée le 4 septembre, l’UFE (Union française de l'électricité) indique que la péréquation tarifaire s’est imposée de manière progressive en France pour être vraiment généralisée à tous les usagers courant des années 1980, soit bien après la loi de nationalisation de 1946.

Cette note rappelle ainsi les différentes étapes d’unification des tarifs de l’électricité.



Pour rappel, le prix de l’électricité est principalement constitué en France de trois grandes composantes : les coûts de fourniture (35% des coûts couverts par le tarif réglementé de vente pour les particuliers à fin mars 2017), les coûts de réseaux (29%) et les taxes (36%).

Si elle fait principalement référence aux tarifs de réseau, la péréquation tarifaire s’applique à l’ensemble de ces coûts, sauf exception faite sur les taxes communales et départementales de l’électricité.

La péréquation tarifaire fait écho aux missions du service public de l’énergie qui « concourt à la cohésion sociale, à la lutte contre les exclusions, au développement équilibré du territoire » selon les termes du code de l’énergie.

Les charges associées à ce principe de solidarité sont assumées par l’ensemble des consommateurs d’électricité par le biais de la CSPE (Contribution au Service Public de l'Electricité), prélevée sur leur facture d’électricité.

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Gaz : Les tarifs restent stables en septembre

Ajouté le 06/09/2017 - Auteur : jazz

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a décidé de ne pas augmenter, ni de baisser, les prix du gaz naturel au 1er septembre.


C’est plutôt une bonne nouvelle pour les ménages français qui utilisent du gaz au quotidien : la nouvelle délibération de la Commission de Régulation de l’Energie va leur permettre de faire quelques économies pour cette Rentrée 2017 alors que les températures devraient commencer à baisser dans le courant du mois de septembre avec l’arrivée de l’automne.

Au mois d'août 2017, les tarifs réglementés du gaz naturel encore appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France avaient baissé est de 0,3 % pour le tarif de base (cuisson), de 0,5 % pour le tarif B0 (cuisson et eau chaude) et de 0,8 % pour le tarif B1 (chauffage) par rapport à ceux du mois de juillet 2017.



C'est ce qu'indique la Commission de régulation de l'énergie (CRE) dans une délibération du 23 août 2017.

Au total, les tarifs réglementés ont baissé de 20,5% depuis le 1er janvier 2014, précise la CRE dans sa délibération.

Les tarifs réglementés du gaz sont révisés mensuellement, selon une formule qui n'inclut pas encore les diverses taxes mais prend en compte notamment les prix du gaz sur le marché de gros et le cours du baril de pétrole.

Depuis l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence en juillet 2007, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l'ancien monopole, et les prix de marché, proposés tant par Engie (ex GDF-Suez que par ses concurrents (EDF, Direct Energie, ENI, Lampiris, etc.).

Les tarifs réglementés sont en sursis depuis que le Conseil d'État, saisi par des fournisseurs concurrents d'Engie, a jugé en juillet que leur maintien était contraire au droit européen.

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Du gaz et de l'électricité low-cost chez Total

Ajouté le 04/09/2017 - Auteur : jazz

Du gaz et de l’électricité low-cost, c’est ce que va proposer prochainement le groupe pétrolier français Total.

Afin d’élargir son offre et de concurrencer les fournisseurs historiques EDF et ENGIE (ex Gdf-Suez), Total s'apprête à vendre aux particuliers de l'énergie domestique low-cost.


L'énergie domestique à bas prix chez Total

« Vous ne viendrez plus chez Total par hasard ».

Aujourd'hui, le slogan du groupe pétrolier français trouve une nouvelle application.

Mercredi 30 août dernier, lors de l'Université d'été du Medef, le directeur de Total, Patrick Pouyanné, a fait une annonce surprenante.

Son groupe se prépare à vendre de l'électricité et du gaz low-cost.



Une initiative qui pourrait se concrétiser d'ici la fin de l'année.

La vente de gaz et d'électricité low-cost viendrait alors concurrencer les deux fournisseurs historiques du secteur, ENGIE (ex Gdf-Suez) et EDF.

À cette occasion, le groupe Total va créer une nouvelle division au sein de la société, qui aura pour mission de gérer la vente et la distribution de gaz et d'électricité, sans oublier les énergies nouvelles.

Total casse les prix du gaz et de l’électricité sur marché

Une offre de gaz et d’électricité low-cost donc, mais également digitale, voilà ce que va proposer Total aux particuliers.

Une recette parfaite pour séduire une nouvelle clientèle, plus jeune, ou à la recherche d'économies.

Un projet qui n'aurait pas pu se faire sans le rachat du fournisseur belge Lampiris, en 2016, qui a déjà rapporté à Total 500 000 clients dans ce secteur.

Avec la distribution de gaz et d'électricité à prix réduits, Total envisage de séduire deux millions de nouveaux clients.

Une très mauvaise nouvelle pour les géants Engie et EDF.

Face au géant pétrolier français comme Total, les deux groupes historiques devront certainement, baisser leurs tarifs pour s'aligner sur les prix cassés du géant pétrolier.

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Hausse de 17% sur une taxe d’électricité

Ajouté le 31/07/2017 - Auteur : jazz

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) s'est prononcée en faveur d'une hausse de 17% en 2018 du montant de la CSPE.

Cette taxe, la Contribution au service public de l'électricité, permet de financer les charges des missions de service public du fournisseur historique EDF, dont celles liées au rachat à un prix bonifié de l'électricité d'origine renouvelable et les tarifs sociaux.


Selon la CRE, l'Etat devra compenser EDF à hauteur de 7,93 milliards d'euros au titre 2018.

Dans le détail, 69% de ce montant correspond au soutien aux énergies renouvelables, dont 39% pour le solaire photovoltaïque et 19% pour l'éolien, 18% correspond à la péréquation tarifaire dans les zones non interconnectées (outre-mer, etc.), 9% au soutien à la cogénération (production de chaleur et d'électricité), 2% aux tarifs sociaux et 1% au soutien à l'injection de biométhane dans les réseaux de gaz.

En 2016, le montant de la CSPE était resté stable à 22,5 euros par mégawattheure consommé, contrairement à la recommandation de la CRE. Cela représentait 16% environ de la facture d'électricité.



Car même si le régulateur évalue le montant des charges de service public de l'énergie, c'est depuis 2 ans au Parlement de fixer l'évolution de la taxe, dans le cadre de l'adoption de la loi de Finances.

Jusqu'à 2015, le montant de la contribution était évalué par le gendarme de l'énergie mais fixé au final par le gouvernement.

Depuis l'an dernier, le financement de ces charges de services publics est intégré dans les taxes intérieures sur la consommation finale d'énergie, fixées dans la loi de Finances.

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Pourquoi l’électricité va augmenter au 1er août

Ajouté le 27/07/2017 - Auteur : jazz

Le tarif réglementé de l’électricité augmentera de 1,7% au 1 er août 2017.

Le 1er août prochain, les TRV proposés exclusivement par EDF à encore 85% des clients résidentiels augmenteront de 1,7 % pour tous les particuliers et les petites entreprises.


0,6% pour le rattrapage du gel de 2012 et 2013

Sur les 1,7%, 0,6% environ est dû au rattrapage des précédents blocages de hausse durant les étés 2012 et 2013, pendant lesquels le gouvernement a gelé les tarifs alors qu’il n’en avait pas le droit.

Ce rattrapage, habituellement appliqué en janvier, va se poursuivre encore les prochaines années.



0,35% pour suivre le marché

Sur les 1,1% restants de l’augmentation de 2017, environ 0,35% est imputable à l’augmentation des prix de marchés élevés durant l‘hiver 2016-2017.

L’hiver dernier a en effet été très froid et un nombre exceptionnellement élevé de réacteurs du parc nucléaire français étaient à l’arrêt, obligeant à recourir plus qu’habituellement aux centrales au gaz, dont les prix ont donc augmenté.

Pour rappel, le nouveau mode de calcul des TRV applicables depuis 2015 inclut l’évolution des prix du marché dans la part (1/3 du prix de la facture) qui concernent l’abonnement et la consommation d’électricité.

Les deux autres tiers financent à part égale, le budget de l’Etat via les taxes et l'acheminement sur les réseaux haute et basse tension d’électricité.

0,75% pour l'acheminement

C’est d’ailleurs en partie pour financer la modernisation de ces lignes, le déploiement des compteurs numériques Linky, qui équiperont 7 millions de foyers d’ici à fin 2017, mais aussi la capacité du réseau à intégrer les énergies renouvelables, que le tarif d’électricité augmente cette année encore de 1,7%.

Et selon le consultant de Colombus Consulting la part de l’acheminement à environ 0.75%.

Pour se consoler, le consommateur français pourra toujours se dire que cette hausse de 1,7% est très inférieure aux 5% en moyenne des années précédentes (hors 2016).

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Gaz – Electricité : Fin des tarifs réglementés

Ajouté le 26/07/2017 - Auteur : jazz

Dans une décision publiée mercredi dernier, le Conseil d’Etat a annulé le décret fixant les tarifs réglementés du gaz, ces prix que seul le fournisseur historique Engie peut proposer à ses clients.


L’institution a en effet jugé que ces tarifs étaient contraires au droit européen, car ils constituaient une entrave à la concurrence.

Cette décision, rendue suite à une requête de l’Anode, une association représentant des concurrents d’ EDF et ENGIE, sonne clairement la fin des tarifs réglementés du gaz.

Ce jugement du Conseil d’Etat ouvre, par ailleurs, la porte à une remise en cause des tarifs réglementés de l’électricité, qui fonctionnent sur le même principe que pour le gaz mais sont cette fois réservés aux clients d’EDF.



Gaz électricité : Disparition des tarifs réglementés

Sur ce point, les avis divergent.

L’Anode, elle, assure que cela s’avérera positif pour le consommateur puisque la fin des tarifs réglementés signifie davantage de pression concurrentielle et donc de potentielles baisses de tarifs.

De plus, pour l’association, cela obligera le gouvernement à communiquer très largement auprès du public sur ces modifications car le manque d’information est actuellement l’un des freins majeurs au changement de fournisseur.

Mais, les associations de consommateurs UFC Que Choisir et CLCV s’inquiètent, elles, d’une potentielle inflation incontrôlée.

ENGIE pourrait se livrer à une guerre des prix du gaz.

Concernant l’électricité, en cas de disparition des tarifs réglementés la hausse est sûre et certaine car EDF devra financer des investissements extrêmement importants ces prochaines années, en particulier dans le nucléaire.

De plus, ces associations redoutent que le marché devienne opaque pour le consommateur, ces tarifs réglementés faisant actuellement office de référence.

Du côté du Médiateur de l’Energie, Jean Gaubert, affiche le même genre de craintes s’agissant de la transparence et des prix.

Il reste de toute manière du temps que la suppression des tarifs réglementés du gaz soit effective.

En effet, il faudra soit que le gouvernement modifie la loi, soit un nouveau recours en contentieux de l’Anode.

Ensuite, il s’agira d’organiser la modification des contrats de chaque client, qui devront passer en offre de marché. Cela devrait prendre d’ici 2 à 5 ans.

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